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Dépénalisation de l'homosexualité

Sous l'antiquité et le Moyen Age, l'homosexualité était un crime passible de la peine de mort. Les homosexuels étaient en effet exilés, condamnés ou envoyés au bûcher. Afin de lutter contre ce crime contre l'ordre naturel définit par Dieux, les religieux chrétiens les exorcisaient car ils pensaient qu'ils étaient possédés par des démons.

A partir du siècle des lumières, le caractère anormal de l'homosexualité est remis en doute par Voltaire et Montesquieu. Ainsi, en 1789, le crime de sodomie est supprimé du Code de l'Instruction Criminelle et, en 1791, la France est le premier pays à dépénaliser totalement l'homosexualité.

Malgré ces avancées, au milieu du XIX ième siècle, l'homosexualité est considérée comme une maladie mentale pour la médecine mondiale, confirmé en 1968 pour la France qui fait rentrer l'homosexualité dans la liste des maladies mentales. L'époque de la seconde guerre mondiale n'ira pas dans le sens d'une amélioration de leur situation puisque les homosexuels vont être déportés dans les camps nazis et l'homosexualité sera pénalisée sous le régime de Vichy par la loi du 6 août 1942. En 1960, l'homosexualité est officiellement considérée comme un fléau social contre lequel il faut lutter et pour cela, la loi du 25 novembre 1960, double la peine encourue par les homosexuels pour outrage public à la pudeur. De plus, à cette époque, les homosexuels sont souvent assimilés à des pédophiles et condamnés comme tel.

Il faut attendre 1981 pour que la France retire l'homosexualité des maladies mentales et 1990 pour que l'Organisation Mondiale de la Santé la supprime au niveau mondial.

Par une loi du 4 août 1981 (n°81-736) on a amnistié les outrages publiques à la pudeur qui été aggravé pour les homosexuels.

La loi n°82-683 du 4 aout 1982 dépénalise finalement l'homosexualité ce qui va conduire à un début de protection juridique des homosexuels par la création de lois anti homophobes.

A cette occasion, le président de la république de l'époque, Monsieur François Mitterrand avait déclaré "il n'y a pas de raison de juger le choix de chacun qui doit être respecté, aucune discrimination ne doit être faite en raison de la nature des moeurs. J'en ai pris la responsabilité ".

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