Les droits des homosexuels

1. Le PACS : un pas vers le mariage ?

 

Le Pacte Civile de Solidarité dit PACS a été instauré par la loi n° 99-944 du 15 Novembre 1999. Il est défini par le code civil comme une union entre deux personnes majeures (et mineurs émancipés) de sexe différent ou de même sexe souhaitant organiser leur vie commune.

Les personnes liées par un PACS doivent avoir une résidence commune. Aucune condition de nationalité n'est exigée pour conclure un pacte civil de solidarité en France. Un PACS ne peut pas être conclu entre des personnes déjà mariés ou pacsés. Il crée comme le mariage un devoir d’aide mutuelle et matérielle. Depuis 2007, en cas de décès le partenaire bénéficie d’une exonération sur les droits de succession. Les enfants issues d'un couple Pacs, ont le même statut qu'un enfant d'un couple marié.

 Le PACS a été modifié par la loi du 23 Juin 2006 pour élargir les droits des personnes pacsés.

Le PACS était à la base destiné au couple homosexuel pour qu'ils puissent s'unirent. C'était un pas vers la l'égalisation des droits des homosexuels.

Pourtant très peu des couples homosexuels ce pacs, 94% des contrats de pacs sont conclue par des couples hétérosexuels.

En France, il y a que 5,6% de pacs conclus par des homosexuels.

A Paris 13,4% des pacs sont entre des couples du même sexe.

 

 

Souffler n'est pas jouer ; l'accord n'est pas nécessairement parfait

 

Comme si la musique ne se suffisait plus à elle-même, est né le besoin de l'écrire aussi. Pour faire le point, pour mieux la comprendre, pour mieux y entrer, pour mieux l'aimer... C'est ainsi qu'est né "Souffler n'est pas jouer", puis par besoin de partager toujours plus, par défi ou par besoin de se faire entendre, l'auteur a tenté sa chance chez plusieurs éditeurs, sans y croire vraiment. Proposant un vrai contrat d'édition, (pour l'opposer au contrat à compte d'auteur, un "oui, bien sûr nous votre manuscrit nous intéresse, faites nous parvenir un virement bancaire au plus tôt..."), Guy Boulianne, Président des Editions Dédicaces porte une attention soutenue à de petits et nouveaux auteurs et ne ménage pas ses efforts.

Terminé à l'automne 2009, ce premier livre -compilation de textes autobiographiques, poétiques et réflexions sur la musique- réglait des comptes avec le passé et tirait dessus un trait plus serein. Il a été publié aux Editions Dédicaces dès Juin 2010.


Ecouter les musiques associées aux textes

 

extrait

Création :  improvisation, composition et interprétation

            Il existe pour moi deux façons bien différentes de créer de la musique : l’improvisation et la composition.

            L’improvisation est une expression spontanée et éphémère. Elle consiste en une sorte d’exploration instrumentale ou vocale ponctuelle. Elle est l’expression libre du ressenti du musicien à un temps T. Elle peut avoir une base rythmique ou harmonique ou les deux, ou pas de base du tout. Elle peut être individuelle ou collective, et dans ce cas il s’agit alors d’un dialogue où l’ important est d’être à l’écoute des autres, plus que jamais. Elle se construit, s’affine au fil des notes et du temps…

J’ai essayé l’impro, surtout en jazz et je la pratique encore de temps à autre, mais c’est un moyen d’expression qui me rend plus nerveuse et plus sur la réserve.

J’ ai le sentiment que l’improvisation me met en danger, que je ne suis pas prête, au moment de sauter j’ai un mouvement de recul, au moment de monter je freine, je retiens mon souffle sur la longueur…et quand c’est fini je regrette…de n’avoir pas donné plus.

Question de caractère ou de confiance en soi, ou les deux ?

Il m’arrive tout de même d’être à l’aise sur quelques morceaux que je connais bien, ou quand je suis en confiance et bien entourée…

Mais la plupart du temps, c’est en fait le même sentiment que dans une conversation si j’ai à répondre à une question que je ne maîtrise pas…

Je manque de temps. Les choses pensées et construites en amont me rassurent, et je ne peux pas construire rapidement dans un délai imparti. C’est plus la notion de délai que de spontanéité qui me pose problème.

            La composition peut être pour moi très spontanée aussi et jaillir d’un seul coup, mais la pensée précède le jeu. Cela me donne le droit à l’erreur et à la correction pour avoir au mois une première forme globale aussi propre que je le souhaite.

Pour moi créer de la musique est comme offrir en cadeau une partie de moi et je ne conçois pas de donner en vrac, ni en pièces détachées.

Je composais déjà petite et ado, mais toujours des bribes, jamais finies, jamais jouées, qui ne me laissaient aucune satisfaction et aucune trace.

Cependant, déjà émergeaient des tonalités et des harmonies qui seraient déterminantes pour l’avenir.

Par la suite je n’ai plus rien écrit pendant longtemps, si ce n’est des voix complémentaires pour étoffer certains morceaux.

J’ai recommencé à composer bien plus tard, en mai 2004, presque exclusivement des structures de danses traditionnelles pour les jouer avec Celt’o’phones, et c’était bon d’éprouver cela de nouveau.

            On oppose souvent les termes interprète et compositeur. Mais interpréter la musique des autres peut être aussi la dernière phase de la création. L’interprète est un messager chargé de donner tout son sens à la musique qu’il joue. Peut-on prendre cette tâche à la légère ? Parce que le musicien apprivoise la musique, il en devient responsable.

Très jeune il me plaisait d’imaginer que la partition se suffisait à elle seule, et que si elle était belle, elle le serait toujours. Que si j’avais entendu un flûtiste jouer un morceau magnifique, ce qui m’empêchait de le jouer aussi beau était seulement l’insuffisance technique liée à mon jeune âge.

Puis un jour mon prof de l’époque M. François m’a parlé de James Galway qu’un grave accident avait empêché de jouer pendant un temps, et qui avait déclaré que depuis, il s’efforçait de jouer comme si c’était la dernière fois. J’avais été impressionnée par la citation mais n’en avais alors mesuré ni son poids ni son impact .

Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris ceci : lors de moments où la tension est à son comble, parce que ce jour là l’occasion est unique, que je joue pour quelqu’un ou pour une cause précise, je prends conscience que je n’aurai pas d’autre chance d’y mettre toute la beauté que cela mérite… Alors monte la trouille, la vraie, celle qui fait des nœuds dans les tripes, fait trembler les doigts et les lèvres exactement au moment où ce n’est pas nécessaire…Cette trouille là, si on la maîtrise et qu’on reprend le contrôle, aide à franchir les barrières pour aller tout au bout de ce qu’on peut donner.

- Tu dois être vidée quand tu as fini de jouer, disait toujours le même prof.

- Pourquoi me fatiguer si je joue bien en gardant un rythme de croisière ? pensais-je en réponse…

            Parce que jouer bien ne veut pas dire ne pas faire d’erreur… Jouer bien signifie jouer beau, tout donner pour ne rien regretter…

Jouer comme si c’était la dernière fois, « chanter à Groix et puis partir » (Gilles Servat), jouer une dernière fois et puis mourir…

Aujourd’hui  plus qu’une conviction, c’est devenu un art de vivre, avec toutefois des parenthèses, parfois on oublie ce que tout donner veut dire par fatigue, lassitude ou besoin d’air…[…]

            Jouer ensemble est plus difficile qu’on le croit. On ne peut pas se cacher derrière les autres.

On ne joue pas côte à côte. On joue main dans la main. Si chacun assume sa place, l’accord prend toute son ampleur, tout son sens. L’accord n’est pas nécessairement parfait. Mais il doit tendre vers une idée de l’absolu. Il doit pouvoir être absolument magnifique.

J’ai voulu retenir ces deux choses et les ancrer en moi. Souffler n’est pas jouer. Si la musique ne vient pas du ventre elle perd son âme.

Si je ne joue pas du plus profond de moi, j’y perds mon âme. Il s’agit d’une passion qui frôle parfois la folie…

 

Tiré du livre « Souffler n’est pas jouer, l’accord n’est pas nécessairement parfait  »

par Céline Aubertot Cauvin (2010)

2. Mariage, adoption et PMA

En France le mariage et l'adoption n'est pas toléré, aucune lois n'existe pour cela.


 Pourtant beaucoup de couples homosexuels demandent l’adoption et le mariage.

Quelques exemples d’histoire et de scandale :

-          Un couple d’hommes unie par Noël Mamère le 5 Juin 2005, on vu leur mariage annulé par le tribunal de Bordeaux en 2005. «La différence de sexe est une condition de l'existence même du mariage, condition non remplie», estime la cour d'appel de Bordeaux. Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, le couple d’homme ne peuvent pas se marier car dans les lois il faut un homme et une femme. ARTICLE 75 DU CODE CIVILE « Il recevra de chaque partie, l'une après l'autre, la déclaration qu'elles veulent se prendre pour mari et femme : il prononcera, au nom de la loi, qu'elles sont unies par le mariage, et il en dressera acte sur-le-champ. »

-          Pour adopter les couples homosexuels français vont en Belgique, où il se présente comme célibataire hétérosexuels mais le partenaire n’aura aucun droit sur l’enfant.

-          Une femme homosexuelle de 48 ans vivant en couple depuis 20 ans a eu l’autorisation du tribunal administratif de Besançon pour adopter un enfant. Cette adoption lui avait été refusée deux fois par le Conseil général du Jura. Cette position avait entraîné une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en janvier 2008 pour discrimination sexuelle.

-          En Belgique : La Procréation Médicalement Assistée (PMA) n'est pas interdite aux homosexuelles. Des couples de femmes vont en Belgique pour faire une procréation Médicalement assisté par contre en rentrant en France seule la femme portant le bébé aura l’autorité.

 

Le 1er Pays à accepter le mariage et l’adoption est la Hollande,

L’Espagne le 1er pays à accepter le mariage le 30 Juin 1998.

Belgique est une des pays les plus ouverts aux homosexuels depuis 2003

Grande Bretagne : 2002

Norvège : Juin 2008

Suédés : 1 Avril 2009

Pays-Bas accepte l'adoption en 2001

 

                                                                   Fichier:Same sex marriage map Europe detailed.svg

L’union homosexuelle en Europe

 

     Mariage homosexuel autorisé          Unions civiles autorisées        Concubinage homosexuel reconnu         Question devant les parlements en cour.

     non reconnu ou statut inconnu        Mariage homosexuel interdit.

Si, l'adoption et le mariage n'est pas vraiment reconnu ni approuver.

C'est parce que la population hétérosexuel ce pose énormément de questions.

Comme...



   - Comment l'enfant grandira t-il ?

   - Quels seront ces repères ?

   - Ne lui manquera t-il pas une présence masculine ou féminine ?

   - Quels seront les regards posés sur lui dans les lieux publics et à l’école ?

   - Comment arrivera t-il a supporté cela ?

   - Aura t-il des problèmes plus tard ?

   - l'influencera t-il dans son orientation future ?

 

 

   On peut en conclure que la France est le pays le plus en retard sur les droits des homosexuels, il faudra attendre surement quelque année pour que le mariage homosexuel soit autorisé et pour que les couples de même sexe puissent adopter.

3. Lutte contre les discriminations homosexuelles

Depuis les années 2000,plusieurs lois protègent les homosexuels.

- La loi de modernisation sociale du 15 mai 2002 interdit officiellement toutes discrimination à l'embauche et dans le monde du travail.

- La loi du 18 mars 2003 introduit l'homophobie dans le Code pénal comme circonstance aggravante d'un crime ou d'un délit : "constitue une discrimination toute distinction opérée entre personnes (...) à raison de leur sexes, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle".

- La loi du 30 décembre 2004 pénalise les propos négatifs liés au sexe ou à l'orientation sexuelle de la personne.


En cas de discrimination, les sanctions encourues peuvent atteindre 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Les peines maximales pour injures homophobes sont de 6 mois de prison et de 22 500 euros d'amende.

Ainsi, un débuté UMP (C. Vanneste) a été condamné en appel en 2007 à 9 000 euros d'amende pour propos homophobes dans les journaux.


Enfin, en 2005 l'état à créé la HALDE pour lutter contre toutes discriminations.

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